Bilan lecture: Juillet et août

  • Petit éloge du Tour de France. Eric Fottorino (Environ 150 p.)

tour

« Je fonce tête baissée, poursuivi par un cortège de champions. Ils sont tous là, ceux d’hier, Anquetil, Bahamontes, Merckx, Hinault, Fignon. Ils mènent la chasse derrière moi. Je suis encore en tête, mais pour combien de temps ? Un homme seul peut-il résister à l’histoire du vélo, aux légendes lancées à ses trousses ? Je ne connais de peloton que d’exécution. Ils m’auront rattrapé avant le pont, c’est couru.
Pourtant j’ai un petit vélo dans la tête qui tourne à plein régime. Croyez-moi ou non, ça m’est égal, il m’arrive de me retourner pour voir s’ils ne sont pas juste derrière moi. Je me fais mon film. Je suis dans le film. C’est l’étape reine du Tour. J’y suis. Il faut que je tienne. »

Héhé, j’avoue que cet été, je ne sais pas ce qui m’a pris! J’ai été à fond dans le Tour de France, à rester collée tout l’aprem devant les étapes…

Chez moi, juillet rime avec Tour de France depuis toute petite, après la période de dégoût, je l’ai suivi de loin une fois partie de la maison et cette année, je me suis prise de passion (peut être la perspective des vacances à vélo, je ne sais pas…)

Bref, j’ai eu envie de lire ce petit livre, et j’ai beaucoup aimé! Les coureurs-héros de l’auteur ne sont pas de ma génération (les miens sont plutôt ceux qui se font rattraper par le dopage en ce moment), mais j’ai aimé son écriture poétique pour décrire les sensations des courses, des coureurs et sa passion pour le vélo… une façon de comprendre ce que peux ressentir mon papa sur son vélo…

Si vous aimez le vélo, lisez-le, sinon, mieux vaut en prendre un autre!

  • Les ignorants. Etienne Davodeau (BD) (123 p.)

ignorants

«Étienne Davodeau est auteur de bande dessinée, il ne sait pas grand-chose du monde du vin. Richard Leroy est vigneron, il n’a quasiment jamais lu de bande dessinée. Mais ces deux-là sont pleins de bonne volonté et de curiosité. Pourquoi choisit-on de consacrer sa vie à écrire et dessiner des livres ou à produire du vin ? Comment et pour qui les fait-on ? Pendant plus d’une année, pour répondre à ces questions, Étienne est allé travailler dans les vignes et dans la cave de Richard, lequel, en retour, s’est plongé dans le monde de la bande dessinée.
Ils ont ouvert de nombreuses bouteilles et lu pas mal de livres. Ils se sont baladés, à la rencontre d’auteurs et de vignerons passionnés par leur métier. Étienne Davodeau fait le pari qu’il existe autant de façons de réaliser un livre qu’il en existe de produire du vin. Il fait le constat que l’un et l’autre ont ce pouvoir, nécessaire et précieux, de rapprocher les êtres humains. C’est le joyeux récit d’une initiation croisée que vous propose les Ignorants. »

Vous l’aurez compris, Davodeau est mon auteur fétiche en BD.

Et, encore une fois, je n’ai pas été déçue!

L’initiation croisée, comme il appelle ça, est une très bonne idée. Les deux mondes étaient à découvrir, les deux êtres les ont explorés avec curiosité, plaisant.

Là encore, ce livre a eu un écho lorsque j’étais dans les vignes, en plein soleil, en vélo…

  • L’accro du shopping à Manhattan. Sophie Kinsella (423 p.)

shopping

« Becky Bloomwood,la terreur des distributeurs toujours aussi folle de fringues, ne s’est guère assagie question finances. Mais à quoi bon être enfin devenue la journaliste financière la plus populaire d’Angleterre si l’on n’en profite pas ? Heureusement, elle file le parfait amour avec le séduisant Luke, son fiancé. Même s’il travaille du matin au soir pour monter sa nouvelle agence de communication à… New York ! Le rêve pour toute accro du shopping qui se respecte ! Aux anges, Becky s’envole avec lui vers ce paradis de la consommation où elle se grise à l’envi de soldes, de marques et de boutiques. L’ivresse tourne à la gueule de bois quand Luke découvre, un beau matin, dans un tabloïd anglais, un cliché de Becky en pleine frénésie d’achats sur la Cinquième Avenue. Autant dire adieu à leur crédibilité. Mais la coincidence est fâcheuse et Becky est sceptique face au hasard… »

Sans grande surprise, ce deuxième tome se lit plutôt bien, même si quelques longueurs des fois.

A prendre quand on ne sait pas trop quoi lire et qu’on veut se détendre.

  • La vie de ma mère. Face A. Chauzy et Jonquet (BD)

mère

Je n’ai franchement pas accroché. Je n’ai pas lu la face B.

  • 06h41.  Jean-Philippe Blondel (232 p.)

blondel

«Le train de 06 h 41, départ Troyes, arrivée Paris. Bondé, comme tous les lundis matins. Cécile Duffaut, quarante-sept ans, revient d’un week-end épuisant chez ses parents. Elle a hâte de retrouver son mari, sa fille et sa situation de chef d’entreprise. La place à côté d’elle est libre. S’y assied, après une légère hésitation, Philippe Leduc. Cécile et lui ont été amants vingt-sept ans auparavant, pendant quelques mois.
Cela s’est très mal passé. A leur insu, cette histoire avortée et désagréable a profondément modifié leurs chemins respectifs. Tandis que le train roule vers Paris et que le silence s’installe, les images remontent. Ils ont une heure et demie pour décider de ce qui les attend. »

Méli l’avait très bien vendu, mais je n’ai pas trop aimé (mais je te rassure, j’ai beaucoup aimé celui que tu m’as prêté!). Trop d’introspection… et pourquoi, à 40ans, ils sont toujours déprimés et mal mariés?!

  • Papa et maman sont dans un bateau. Marie-Aude Murail (294 p.)

murail

«Pauvres Doinel ! Ils s’aiment, mais n’ont pas le temps de se le dire. Ils ont chacun leurs angoisses, leurs soucis mais les gardent pour eux. Marc Doinel, le père aux allures de cow-boy, n’a toujours pas parlé du rachat de sa boîte par des Hollandais décidés à restructurer au lance-flammes. Nadine, la mère débordée, n’évoque jamais la lassitude qui l’accable devant les  » fiches de suivi d’acquisition des compétences  » de ses élèves de maternelle. Charlie, la fille aînée, se demande bien pourquoi elle est amoureuse de Kikichi, un héros de manga bisexuel, plutôt que d’un garçon de sa classe. Et pourquoi se sent-elle si transparente au collège ? Le petit Esteban, lui, ne se plaint jamais, au point de se laisser maltraiter sans broncher par les grands de l’école. Pauvres Doinel ! S’ils savaient qu’ils partagent un rêve secret… En feuilletant un magazine, chacun d’entre eux est tombé en arrêt devant la même photo. Celle d’une yourte mongole plantée dans une clairière bretonne. »

C’est une auteure de littérature jeunesse que j’aime beaucoup depuis que je suis ado.

Celui-ci ne m’a pas déçue.

Je me suis retrouvée un peu dans chaque personnage (la mère prof des écoles désespérée par son métier, qui veut faire la classe autrement, sous le regard pas bien commode de l’ATSEM), le père qui subit de grosses pressions dans le travail, l’ado décalée et le petit frère décalé aussi…

Un bon moment de lecture, qui fait du bien!

 

  • La vie et moi. Cecelia Ahern (446 p.)

ahern

« Un soir, en rentrant du travail, Lucy Silchester trouve une enveloppe cachetée sur son tapis. À l’intérieur, une invitation, un rendez-vous avec la Vie. Sa Vie. Une vie qu’elle a perdue de vue depuis longtemps et qu’elle va rencontrer… en personne, sous les traits d’un vieil homme malheureux, reflet de l’existence chaotique et désespérée de Lucy qui déteste son travail, délaisse ses amis et fuit sa famille.
Mais, qu’elle le veuille ou non, Lucy Silchester a un rendez-vous qu’elle va bien devoir honorer. »

Oui, je fais dans le gnan-gnan… J’assume. Et contre toute attente, il n’était pas si mal….Drôle, sentimentale, la bonne lecture qui fait du bien aussi… Pour qui supporte la guimauve quand même (mais sans trop, ce n’est pas arlequin non plus!)

A prendre quand on ne sait pas trop quoi lire et qu’on veut se détendre.

  • La muette. Chahdortt Djavann (124 p.)

muette

«  » J’ai quinze ans, je m’appelle Fatemeh mais je n’aime pas mon prénom. Je vais être pendue bientôt…  » L’amour fusionnel d’une adolescente pour sa tante muette, l’amour passionné de celle-ci pour un homme tournent au carnage dans l’Iran des mollahs. »

Lu en une soirée, impossible de m’arrêter, après, on n’est pas très bien…

Un livre à lire, une histoire qui est présentée comme vraie, mais qui finalement ne l’est pas. L’auteure, iranienne, s’est inspirée de faits réels (dont sa propre  condamnation à mort).

Vous pouvez lire ici une interview de l’auteure à propos de ce livre.

  • Holden, mon frère. Fanny Chiarello (208 p.)

holden

« Lorsqu’il pousse la porte de la bibliothèque municipale pour la première fois, Kévin Pouchin espère y trouver un peu de chaleur. Il ne demande rien d’autre. Et surtout pas un livre qui le ferait passer aux yeux de son père et des petites frappes du collège pour une chochotte ou un traître à sa famille ! Mais il est déjà trop tard. Kévin Pouchin vient de changer de trajectoire et de basculer dans le camp honni des binoclards.
À la bibliothèque, il croise Laurie, la première de la classe de troisième D, ainsi qu’Irène, une mamie volcanique bien décidée à oeuvrer pour « l’élévation spirituelle » de son nouveau protégé. Grâce à ses singulières alliées, Kévin va lire en cachette le premier vrai livre de sa vie : L’Attrape-coeurs. Le roman n’est pas aussi nunuche que son titre le laisse penser et son héros, Holden, lui ressemble comme un frère… »

Celui-ci, je l’ai choisi car l’attrape-coeur de Salinger est un de mes romans fétiches.

J’ai été un peu déçue car je m’attendais à plus de ressemblances, du moins une exploitation de cette ressemblance annoncée par le titre.

Mais ce livre reste un bon roman jeunesse, sur la vision de la lecture selon le milieu social, l’entourage…

***

Si je devais retenir qu’un roman: La muette, à lire par tous, vraiment (mais pas trop jeune quand même)!

Si je devais retenir qu’une BD: Les ignorants. Cette BD plait à tout le monde, même si les gouts sont différents.

Pour d’autres idées, rendez vous chez Méli .

Bonne semaine.

2 réflexions au sujet de « Bilan lecture: Juillet et août »

  1. martine

    C’est sûr que c’est varié !
    Des sujets graves et d’autres non, c’est aussi ça le plaisir de la lecture, ne pas se cantonner à un même genre…
    J’ai d’ailleurs lu « La muette » et c’est vrai que c’est poignant et ça confirme que les pays de ces régions du monde ont encore d’énormes progrès à faire en termes de liberté et des droits de la femme !

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.