Celle qui avait un nouveau patron préféré

Après les manteaux et les jeans, j’ai eu envie de me coudre des hauts… je ne vais pas dire que j’en manquais, mais plutôt que j’avais aussi envie de nouveautés de ce côté-là. L’ennui est que je ne suis plus très emballée par les nouveaux patrons. Pas trop mon style, trop féminins working-girls dans le vent pour que ça aille avec mon combo jeans-baskets que j’affectionne tant.

La semaine dernière j’ai donc fait le tour des créatrices indépendantes que j’aime bien… bizarrement, elles sont toutes américaines… et sur le site de Hey June Pattern j’ai craqué pour le patron Halifax Hoodie.

Cette créatrice est bien connue sur le blog car deux de ses patrons font partis de mes basiques : le lane raglan cousu 3 fois et la tunique Cheyenne cousue deux fois… et je peux dire que le Halifax hoodie entre lui aussi dans mes patrons basiques !

Alors, parlons un peu de lui. Pour l’achat d’un patron, il y a 5 versions différentes : Avec capuches, avec col, sans col ni capuche, en version gilet, avec poche kangourou.. bref de quoi s’amuser à tout décliner et avoir une version très différente à chaque fois. Et ça, j’avoue, ça me plaît beaucoup !

Pour ma première version, j’ai choisi le petit col coulant et la poche kangourou. Et franchement, là c’est le top car Adrianna nous donne exactement les pages à imprimer en fonction de la version voulue. Pas besoin de se prendre la tête pour retrouver celles dont on a besoin ni de tout imprimer, tout assembler pour ensuite prendre que les pièces nécessaires.

Pour la taille, j’ai pris la même que pour la cheyenne et tout est parfait. Quant au patron lui même, très simple à coudre, en une après-midi il était fini (j’avais assemblé et découpé avant).

Les explications sont claires. Bien qu’elles soient en anglais, les dessins aident bien. Et il faut l’avouer, le patron est assez simple finalement. Je me suis plus battue pour avoir de belles surpiqûres que pour comprendre les explications.

Je suis vraiment emballée par le résultat. Il n’est pas trop moulant mais tout de même bien ajusté. Il est très agréable à porter et je suis conquise par ce col.

Vous l’aurez compris, j’aime ce modèle. Et j’ai déjà envie de m’en coudre d’autres car entre les différentes versions et possibilités en utilisant soit du jersey comme ici ou du tissu sweat, les résultats seront toujours différents.

Taille : M pour un 40 commerce
Fournitures :
– Jersey de Tissus de la Mine (49)
Difficulté
Temps
Patron
Les + du modèle :
– Versions multiples
– explications claires
– patrons qui tombe parfaitement
– impression des feuilles PDF facilitée
Les – du modèle :
– Aucun
Les modifications:
– Aucune
A refaire ?
– Oui ! J’ai une version bicolore en tête et une vesion en sweat

 

A bientôt avec mon manteau d’hiver !

Celle qui avait sauté le pas…

… de coudre une veste de Waffle Pattern !

On peut le dire, j’aime quasiment tous les modèles de cette créatrice. Il y a quelques années j’avais tenté le Caramel jacket mais ça avait été un fiasco. Certainement dû à mon niveau d’anglais couplé à mon niveau de couture de l’époque.

Forte de mon expérience Closet case, je me suis sentie plus en confiance et ai sauté le pas en retentant l’aventure ! (avec cette phrase, j’ai l’impression d’écrire une lettre de motivation !)

La  Dropje vest est dans mes épingles Pinterest depuis un sacré moment. Mais c’est clairement le genre de veste que j’aime beaucoup en photo mais que je ne porterai pas forcément facilement du fait qu’elle soit sans manches (quand j’ai froid, j’ai froid AUSSI aux bras).

Alors quand j’ai vu que la version manches longues était sortie, je l’ai achetée de suite (en plus le patron était en promo du fait de la sortie !). Il faut acheter le patron de base (sans manches) et ajouter l’extension manches longues.

J’aimais beaucoup son côté blouson, court avec capuche. Ca me permettait d’avoir un autre style de veste que la Kelly.

Il fallait trouver un tissu qui irait. Le modèle demande un tissu pas trop épais mais tout de même avec de la tenue. Au départ j’étais partie sur le même tissu que pour mon Kelly Anorak mais je n’étais pas du tout emballée par les couleurs.

J’ai trouvé ce tissu assez lourd chez Eurodif. J’ai tout de suite aimé cette couleur prune. Parfait pour l’automne. Et comme j’aime les vêtements colorés, j’ai choisi une doublure de mon stock un peu flashy.

Je suis très contente de mon association de tissu. Le prune reste un peu passe-partout sans être dans le noir ou le bleu marine et la doublure réveille le tout ! Même si j’avoue avoir eu de gros doute une fois le tissu acheté. La vendeuse m’a un peu regardée de haut en me disant que « ce tissu était de l’ameublement, pas du tout pour faire des vêtements, mais bon vous faites comme vous voulez ».

Alors oui, j’ai fait comme j’ai voulu et je suis bien contente… moi les conventions, ben je m’en fiche… des fois ça fonctionne !

Passons un peu au patron. Bien expliqué avec dessins qui aident à la compréhension. Mon faible niveau d’anglais n’a pas été un problème, les dessins aidant. Il faut aussi dire que la veste, certes plus compliquée qu’un vêtement basique, reste malgré tout assez abordable.

Ma difficulté a été au niveau de la doublure. Le patron n’est pas doublé. Il y a sur le blog un tuto pour ajouter une doublure au modèle initial (sans manches). J’ai eu beaucoup de mal à comprendre comment travailler la doublure. En effet, sur les dessins, il n’y a pas noté comment faire les marquages des zones à enlever. A force de réfléchir j’ai enfin compris qu’il fallait que j’utilise les parementures mais bon ça reste un peu boiteux…

Ma doublure n’est pas une réussite il faut l’avouer. Outre le pli d’aisance prévu dans le tuto au milieu du dos, il a fallu que je fasse des plis sur les empiècements côtés car trop de tissu ! Je ne sais pas trop pourquoi… mais le plus dur a été de rabattre la bande du bas de la veste. Ca tirait trop sur la veste et produisait un effet disgracieux. J’ai passé deux bonnes heures à piquer des épingles tout autour avec la veste sur moi pour que le tissu tombe parfaitement.

J’ai doublé les manches avec un tissu satiné pour que les bras glissent mieux (ce que je n’avais pas fait avec mon Kelly). C’est effectivement plus pratique… mais pas non plus indispensable étant donné que je mets très souvent un gilet/sweat en plus sous la veste…

Malgré mes petites sueurs froides avec la doublure, c’est un modèle que j’aime beaucoup. Le détail des manches et de la capuche sont des atouts pour moi. Il est légèrement cintré mais pas trop afin de garder un effet un peu « sport ».

Il est bien taillé, pas de surprise de taille en ce qui me concerne. Je suis très à l’aise de mes mouvements.

C’est bon, je suis conquise par cette marque et retenterai le Caramel Jacket. En attendant, il faut que je fasse un manteau long. Plus chaud pour l’hiver et surtout long car entre le Kelly et cette veste, je n’ai rien pour les fois où je porte des tuniques ou des gilets longs. J’ai déjà jeté mon dévolu sur le Pepernoot !

Taille : 42 pour 40 commerce
Fournitures :
– Tissu prune de chez Eurodif (49) et coton de Tissus de la mine (49) pour la doublure
Difficulté
Temps
Patron
Les + du modèle :
– Variante avec manches ou sans manches
– Belle coupe féminine avec look sport
– explications claires
– PDF conçut pour imprimer directement dans la taille souhaitée
– possibilité de découper avec marges comprises ou non (deux marquages différents)
Les – du modèle :
– doublure pas incluse ce qui demande de se débrouiller un peu seule
– bien prendre ses mesures pour que la veste ne soit pas trop courte
Les modifications:
– ajout d’une doublure
A refaire ?
– Pourquoi pas

A bientôt !

ps: je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ce jour-là j’étais habillée en Carnets de mami avec mon Ginger et ma blouse carme en plus !

Celle qui avait la moutarde qui lui monte au nez

Après mon Ginger, j’étais emballée, confiante, je voulais absolument recommencer et me coudre un autre jean mais en couleur cette fois !

Malheureusement, l’aventure avait été trop belle… J’ai cherché du jean extensible moutarde (oui, je voulais cette couleur) et rien trouvé en magasin. J’ai fini par faire une commande sur tissusnet. J’avais de la chance, plusieurs étaient soldés.

Je me suis donc lancée les yeux fermés et au moment de l’essayage horreur… je ne rentrais pas dedans. Vu que je rentrais encore dans le premier cousu, ce n’était pas une soudaine prise de poids. Non non, juste que les deux tissus n’avaient pas le même pourcentage d’élasticité. Mais comme j’ignorais le pourcentage du premier tissu, impossible de comparer sur internet…

Un peu vexée (surtout pour mon tissu), j’ai décidé de chercher de nouveau. En retournant chez Myrtille, j’ai trouvé du jean extensible moutarde, quasi la même élasticité que pour mon premier (sans blague, avoir ce tissu un mois plus tôt, c’était trop demandé ?!)

J’ai donc recommencé et finalement, tout s’est bien passé ! Pour cette deuxième version, j’ai voulu soigner les détails en utilisant un fil plus épais un peu contrastant pour les surpiqûres.

Ça rend la couture un peu plus longue avec les changements de fil. Et surtout, quasiment à chaque fois, mon fil bourrait, ça faisait surchauffer le moteur de la MAC et plein de petites boucles sur l’envers du tissu. Ça vous le fait aussi ? Mais ça change beaucoup le rendu du pantalon, ça vaut le coup !

J’ai modifié le placement du tissu intérieur poche. Je n’aimais pas voir l’envers du tissu. Effectivement, quand on enlève le pantalon c’est joli de voir le beau tissu… mais en vrai, je préfère voir mon beau tissu quand je mets les mains dans les poches !

J’ai retravaillé un peu l’empiècement dos en ajoutant une pince car le dos baillait trop. Cette fois-ci j’ai également entoilée la ceinture et c’est beaucoup mieux.

J’ai également fait des marges de 1cm quasiment partout, je me sens plus à l’aise comme ça.

Il me faut toujours un petit temps d’adaptation avec ce modèle. Toujours l’impression qu’il est trop petit, trop moulant… mais je ne porte pas de slim généralement. C’est d’ailleurs pour ça que je souhaiterais trouver un patron un peu plus large pour alterner.

Au bout de quelques heures, une fois détendu, je me sens vraiment très à l’aise dedans. Je l’aime beaucoup mon Ginger. J’avais acheté dans la même commande un tissu prune, mais il est moins extensible. Je pense qu’il faudra que je le fasse dans la taille au dessus pour ne pas avoir de problème…

Patron : Ginger jeans de Closet Case Pattern – Taille basse, jambes droites
Taille : 10 pour 40-42 commerce
Fournitures :
– tissu jean extensible, Myrtille tissus (49)
Difficulté
Temps
Patron
Les modifications:
– pince dos pour s’adapter à ma cambrure
– marges d’un cm au lieu de 1.5cm
A refaire ?
– oui !

A bientôt

Celle qui avait cousu une robe d’été

Mais qui ne l’a portée que 2 fois… Peut-être que le soleil va revenir !

Cette robe, ça fait un moment que je l’ai en tête… j’ai sauté le pas car je voulais une robe qui soit à la fois jolie, adaptée à ma morphologie et qui ne fasse pas trop habillée-fille. Je trouve que la Washi dress répond bien au cahier des charges.

Un empiècement haut assez moulant et une jupe plus ample avec des plis creux. Parfait pour cacher les hanches-fesses-cuisses un peu trop marquées. Elle n’a pas trop d’effet femme enceinte qui plus est.

L’arrière est à smocks pour plus de confort.

Et en plus elle a des poches ! Bref, une robe plutôt chouette, que j’aime beaucoup.

Par contre, je la referai avec une taille au dessus. Je trouve que l’ampleur de la jupe est bien (pas montgolfière) mais le haut est trop serré.

Il y a un effet poitrine écrasée et l’empiècement baille un peu trop à mon goût. Et surtout les emmanchures cisaillent les aisselles… pas très agréable.

J’ai eu du mal à choisir la taille car il y a les mesures poitrine et sur-poitrine… impossible de trouver à quoi cela correspond et comment choisir sa taille. Je suis toujours entre deux tailles donc les toiles sont toujours nécessaires.

Cette robe est portable avec cette taille mais je pense qu’avec la taille supérieure, il y aurait plus d’aisance. A refaire donc avec un autre tissu spécial « toile ».

Je suis un peu chagrinée par les pinces. Il faut coudre quelques cm plus loin que la pointe de la pince.. je ne suis pas convaincue par le résultat, ces petits plis formés ne sont pas très esthétiques.

Malgré tout cela, je suis plutôt contente de ce modèle et n’hésiterai pas à le retenter car je pense que je tiens là une robe parfaite pour moi.

Taille : L pour 40 commerce
Fournitures :
– Coton vert à carrés bleus – Toto (Paris)
Difficulté
Temps
Patron
Les + du modèle :
– La coupe féminine
– les poches
Les – du modèle :
– toile nécessaire pour un bon ajustement corsage
Les modifications:
– Aucune
A refaire ?
– Oui avec la taille au dessus

A bientôt

Celle qui copiait

L’année dernière je me suis offert une robe de la marque Skunkfunk. Je suis absolument fan de cette marque et je porte beaucoup ma robe. Une robe très simple mais parfaite quand il fait chaud et qu’on veut être à l’aise. En l’observant, je me suis rendue compte que finalement, c’était un plantain allongé…

J’ai donc fouillé dans mon stock à la recherche d’un jersey uni (pour tester, je préfère ne pas prendre dans mes jersey à motifs chouchous). Je voulais tester le rendu.

Pas beaucoup de modifications pour cette adaptation, j’ai juste allongé le t-shirt de 30cm et retravaillé un tout petit peu le bas pour que la robe ne soit pas trop évasée (le t-shirt s’évase très vite si vous regardez bien la courbe).

J’ai choisi les manches courtes bien entendu, mais sinon aucune modification de taille. J’ai rajouté la petite ceinture-lien de ma robe achetée dans le commerce. J’ai de la chance, ça se marie pas trop mal !

Comme pour mon dernier plantain présenté, j’ai dû m’y reprendre à deux fois pour ma bande d’encolure, elle n’est pas parfaite car on voit quelques petits plis… mais tant pis !

Mon tissu est un jersey coton très agréable à coudre et à porter. Mais alors, j’ai fait ma gourde car pour être sûre de ne pas me tromper, j’ai l’habitude d’étirer mon tissu… seulement je n’avais pas fait attention qu’il s’étirait autant dans la largeur que la longueur… et bien sûr, je me suis trompée ! Les mailles ne sont donc pas à la verticale mais à l’horizontale. Je m’en suis aperçue après une journée à la porter.

Alors, vous en pensez quoi ? Est-ce que je valide cette toile ? Des modifications à faire ? J’avoue que le côté uni de mon tissu me perturbe un peu, je n’ai pas l’habitude.

Bonne journée !

Patron : Plantain de D&D
Taille : 40 pour un 40 commerce
Fournitures : Jersey coton – Tissus de la mine (49)
Difficulté
Temps
Patron
Les + du modèle :
– multiples possibilités
Les – du modèle :
– la bande d’encolure : étape un peu technique
Les modifications:
– allongé en robe : +30cm
A refaire ?
– oui avec un jersey à motif

Celle qui s’habillait raccord

Hier c’était le début du Tour de France… et sans le faire exprès, j’ai mis mon Plantain à vélos (cousu il y a un moment mais jamais blogué)

Le Plantain, modèle ultra connu, cousu à de nombreuses reprises ici. Un modèle simple mais qui est agréable à porter. (cousu 8 fois… pfiou!)

Ce tissu à vélos, je l’avais trouvé dans mon magasin habituel. Un jersey coton comme je les aime, d’une belle couleur. L’ennui est que je n’avais pris qu’un mètre… pas assez pour un plantain. Mais lors des soldes d’hiver, il était en réduction, j’ai donc pu en reprendre un peu pour faire mon t-shirt.

Toujours la taille habituelle mais j’ai rallongé les manches (+5 cm) et la hauteur (+7cm). J’aime beaucoup comme ça, je ferai pareil les prochaines fois !

Comme à chaque fois j’ai dû m’y reprendre à 2 fois pour le col. Ça ne rate jamais, soit j’ai trop tiré sur la bande, soit pas assez… J’ai fait des ourlets en bas et je regrette car ça rebique. Il faudrait juste surjeter le bas de l’ourlet et plier une seule fois.

Ce t-shirt a beaucoup été porté, je l’aime vraiment beaucoup et j’aime tellement mon tissu ! Il ne bouge pas au lavage, très confortable et ce bleu très lumineux, j’adore !

Et comme depuis quelques jours le mois d’octobre semble faire son apparition (ha non, nous sommes en juillet !), je suis bien habillée pour supporter les coureurs cyclistes !

A très bientôt… pour un deuxième article dans le même thème

Patron : Plantain de Deer&Doe
Taille : 40 pour 40 commerce
Fournitures :
– Jersey coton – Tissus de la Mine (49)
Difficulté
Temps
Patron
Les + du modèle :
– La simplicité du modèle
– des explications claires
Les – du modèle :
– la bande d’encolure : point technique
Les modifications:
– +5cm aux manches
– +7cm en hauteur
A refaire ?
– oui, il y en aura d’autre, c’est un classique

Celle qui aimait dormir à l’aise et classe

Avec Manue, on avait projeté de coudre le Carolyn Pajama de Closet Case (je pense que je vais quasi tout coudre de cette créatrice). L’anniversaire de ma maman approchant, je me suis dit que ça serait un cadeau idéal. Ma maman aime bien les pyjamas (je crois… et j’espère), mais il faut du confort et qu’il soit joli ! Je trouve que ce patron allie le tout parfaitement.

Le Carolyn Pajama se décline en plusieurs versions. Il y a les versions avec ou sans passepoil et les versions longues ou courtes. Etant en juin (et ayant une maman qui n’a jamais froid), j’ai opté pour la version courte et avec passepoil (car je trouve que ça fait tout !)

Heureusement pour moi, on fait la même taille de vêtement. Ca aide beaucoup ! Par contre, elle est plus petite que moi (20 cm de moins). La patron étant calculé pour une stature allant de 1m50 à 1m80, je n’ai pas fait de modifications.

J’aime beaucoup ce modèle qui donne de l’allure pour aller se coucher mais qui est aussi très agréable à porter. Et tous les petits détails lui donnent un côté très pro comme le col, les poches ou la fausse braguette.

Niveau réalisation, il demande de la concentration et de la minutie surtout avec le passepoil mais il ne présente pas de grandes difficultés. Mon passepoil étant de 1cm de large et les coutures de 1.5cm, je traçais une ligne à 1.5cm du bord pour fixer mon passepoil dessus et le coudre alors au bon endroit.

Je dirai que le plus dur est l’association col+parementure. Le col en lui-même s’est cousu tout seul, mais avec la parementure, ça a été plus compliqué. En fait, je ne suis pas fan de sa méthode. Il n’y a des parementures que sur les devants, pour le dos, on fait un retrait au niveau du col. Je n’aime pas du tout le rendu.

A gauche vous voyez la parementures devant qu’il faut retourner pour finir et fixer aux épaules. A droite de la photo, l’arrière. Pour mon prochain, j’essaierai de bidouiller une parementure dos que je fixerai aux parementures devant.

Mais c’est bien le seul point qui m’a chagriné car sinon tout s’emboîte bien, les explications encore une fois sont très claires. J’ai pris beaucoup de plaisir à le coudre car encore une fois, on est fière du résultat au fur et à mesure.

Ma maman a semblé contente, il lui va parfaitement. Par contre, pour une taille de 1m50, il faudrait peut-être raccourcir un peu le haut. Et pour une taille de 1m70 (comme moi) rajouter quelques cm au short en hauteur.

Taille : 10 en haut et 12 en bas pour un 40 commerce
Fournitures :
– Quasi 3m de coton demandé mais encore une fois, beaucoup trop… Je pense que 2m serait bien – Tissus de la Mine (49)
– Passepoil – Tissus de la Mine (49)
Difficulté
Temps
Patron
Les + du modèle :
– Les différentes versions possibles
– une coupe féminine et agréable
– des explications claires et précises
Les – du modèle :
– Absence de parementure dos
Les modifications:
– Aucune
A refaire ?
– Oui, en version courte pour moi mais en rajoutant quelques cm au short

A bientôt !

Celle qui s’appelait Kelly

Alors, ce Kelly Anorak a été une grande et longue histoire. Avec Manue nous avons de suite aimé cet Anorak et l’avons acheté dès sa sortie. A cette époque, il n’était pas sur tout le monde. Mais le temps qu’on trouve tout le matériel nécessaire, toutes les couturières l’avaient cousu… alors oui, je suis un mouton, mais tant pis, je l’aime cet Anorak !

Ce Kelly est sans nul doute un de mes plus gros projet. Il m’a stressée tout du long, chaque étape me faisait peur. Trouver le matériel adéquat a été compliqué. Vraiment, j’ai eu des doutes sur le fait que je puisse le porter un jour !

J’ai eu beaucoup de mal à trouver le tissu extérieur. Le patron préconisait de la gabardine (j’avoue, je ne sais pas exactement ce que c’est ni la reconnaître). Je suis donc allée dans les magasins et n’en ai pas trouvé. En plus, je voulais un tissu qui pète un peu, rouge était mon objectif.

Comme vous le voyez, je n’ai pas trouvé. J’ai trouvé un sergé qui se tenait bien chez Eurodif. Plein de belles couleurs mais que je ne voyais pas porter. Il y avait un beau moutarde mais j’avais déjà une veste de cette couleur. J’ai jeté mon dévolu sur ce beau sergé pétrole qui est lumineux. Par contre, très compliqué à prendre en photo.

Le reste de mes fournitures a été pris dans mon magasin fétiche. Alors, il faut le savoir tout de suite, le Kelly coûte cher ! Franchement, une fois tout payé, je me suis dit que j’aurais acheté une veste pour le même prix… mais bon, je ne l’aurais pas cousu, donc moins drôle.

Il faut pas mal de tissu et ce sont tous les petits accessoires qui font grimper la note comme les pressions, les oeillets… Ce n’est clairement pas un projet pour les petits budgets (ce qui était mon cas…) Et il a été prise de tête car il a fallu courir un peu partout pour trouver ce dont j’avais besoin. Et une fois tout acheté, je me suis rendu compte que j’avais pris des pressions argent alors que les dents de ma FE étaient bronzes… heureusement, j’ai pu changer. Mais pour plus de commodité, s’il était à refaire, je prendrai sur internet et tout au même endroit car ça a été usant !

Maintenant, parlons un peu de sa réalisation. Comme pour le Ginger, les explications sont en français et il y a un sew along qui aide. Les explications sont claires. Ce Kelly se coud bien mais il fait avoir de la patience et y aller tout doucement.

J’ai décidé de faire la version doublée comme expliquée sur son site. Une nouvelle version avec une doublure conventionnelle va sortir. En effet, la préparation des pièces à été assez longue. Beaucoup de pièces et de repères et il fallait coudre la doublure sur chaque pièce. Une fois tout cela fait, on peut commencer l’assemblage. La préparation est longue, mais après, ça aide grandement.

J’ai choisi la version avec cordon et capuche. Je n’ai pas fait de modifications à part descendre les oeillets de 1.5cm. Ils sont cependant encore un peu hauts par rapport à ma taille naturelle. Il faudrait rallonger un peu la veste pour pouvoir les descendre davantage.

Les finitions intérieures sont propres et jolies. Toutes les coutures sont rabattues. Cela n’a pas été très simple car mon tissu qui devait se rabattre avait tendance à bouger et ressortir. C’est une technique à travailler.Il aurait pu être intéressant de coudre les poches sur les devants de la veste avant de coudre la doublure afin de ne pas voir la couture des poches. Mais c’est un détail.J’ai passé beaucoup de temps sur les coutures rabattues de la capuche qui se faisaient en courbe. Avec le fer et de la patience c’est passé mais pour la capuche, j’ai rajouté une deuxième ligne de surpiqûre pour que ça tienne bien.

Je suis vraiment fière de ce Kelly (et c’est assez rare pour être noté !). Je trouve ce modèle vraiment très pro, avec ses pattes de fermeture, ces petits détails aux poignets, aux poches… Closet case est pour moi le top des patrons de couture.

Je n’ai pas très bien réussi la couture de la patte poignets. J’ai trouvé un tuto sur internet plus tard, je m’en inspirerai la prochaine fois. Mais ça ne se voit pas.

La couture des poches à soufflets a été un peu technique pour moi. Vous voyez d’ailleurs que cette poche est mal cousue. A gauche, les deux épaisseurs auraient dû se superposer mais si je le faisais, il y avait des plis au centre de la poche.

Toutes ces pressions m’ont pris une éternité. Je ne peux que trop vous conseiller d’investir dans une pince spéciale. J’ai trop galéré. J’avais le petit outillage donné dans les boîtes. Alors, déjà impossible de faire le trou. Il fallait taper encore et encore pour entrevoir un soupçon de trou. Je me suis d’ailleurs tapé sur le doigt à plusieurs reprises. Les pressions ne sont pas bien posées et de mauvaise qualité. Je ne les attache pas car quand je les retire, la pression vient aussi… bref, très déçue !

Cette couture m’a pris beaucoup de temps, a été technique à quelques reprises mais avec les tutos et les explications (ainsi que l’aide de Manue), c’est bien passé. Par contre, pour moi, la première cause d’échec serait le matériel. Je me suis dit plusieurs fois qu’heureusement j’avais une bonne machine. Car à plusieurs reprises on a beaucoup d’épaisseurs (surtout si on a entoilé). Je sais qu’avec ma petite machine d’avant, j’aurais été incapable de coudre cet Anorak.

Maintenant, je l’ai porté beaucoup et je l’adore. J’ai très envie d’en coudre un nouveau mais l’été arrive. Par contre, je rallongerai les manches que je trouve courtes. Je me pose la question de le rallonger aussi en hauteur. Sur le patron original, j’ai l’impression qu’il est plus long ?

Bref, avec le Ginger, c’est un modèle qui m’a fait du bien, qui m’a demandé de la patience et de la concentration et j’aime ce genre de projet.

Taille : 10 en haut et 12 en bas pour un 40 commerce
Fournitures :
– Sergé bleu pétrole – Eurodif (49) – Viscose coton pour la doublure, Tissus de la Mine (49)
– petit matériel (biais, pressions, oeillets, cordon) Tissus de la Mine (49)
Difficulté
Temps
Patron
Les + du modèle :
– Rendu très « commerce »: il a tout d’un vrai
– des finitions très jolies
– des explications claires
– une deuxième version possible : sans capuche et sans cordon
Les – du modèle :
– je n’en vois pas
Les modifications:
– Ajout de la doublure
A refaire ?
– Oui, en rouge !!

A bientôt

Celle qui avait une créatrice préférée

Oui vous savez, ce genre de créatrice où vous aimez absolument tous les modèles qu’elle sort ?! Vous en avez peut-être une. Pour moi c’est Andrea Mowry. J’ai déjà tricoté un bonnet, on m’a offert son dernier modèle de pull et j’ai envie de tout faire !

J’ai très longtemps hésité entre le yoga shawl et le Om shawl. Ce projet était dans ma tête depuis décembre et une visite chez le vétérinaire plus tard, le budget laine y est passé.

Ce n’est que partie remise, j’ai de nouveau passé un temps infini sur Laine et tricot (car + 100 euros le kit pour la même laine que le modèle, impossible !). J’avais décidé de partir sur le Om shawl car j’aimais l’alternance des couleurs et aussi qu’il se tricotait en laine plus épaisse.

Trouver la laine a été compliqué car je voulais une belle laine (pas de synthétique), avec de jolies couleurs et qui ne me coûte pas un bras. Ce qui, il faut l’avouer, n’est pas évident.

J’ai longtemps regardé la Drops mérinos mais je ne trouvais pas les couleurs très flashy, je ne trouvais pas d’associations qui me plaisaient.

J’ai fini par trouver la Cascade 220 et on peut dire qu’elle remplissait tous mes objectifs. Moins de 50e les 6 pelotes, ça me convenait (heureusement que je ne tricote pas trop vite, ça permet d’espacer ce genre de dépenses !)

Ce modèle, j’avais eu un réel coup de cœur quand je l’ai vu.  J’aime son côté enveloppant et douillet, ses alternances de points et de couleurs.

Quand j’ai acheté le patron, il était en anglais et une fois arrivée quasiment à la fin, Andrea a sorti une version en français. Mais j’ai tout de même continué en anglais car vraiment, tout était limpide ! Aucune difficulté avec ce modèle, tout se passe très bien.

On commence avec des bandes texturées puis un jacquard vraiment très simple (parfait pour le premier) et ensuite une grande partie texturée assez simple. J’ai mis environ 1 mois à le tricoter et sans lassitude. Je vous dis, ce modèle est parfait !

Ce qui est intéressant dans ce modèle c’est qu’il peut être porté de plusieurs façons. En châle comme vous venez de le voir.

Mais aussi en version poncho.

J’avoue, je suis moins fan de cette version. En plus, avec les boutons, le bord a tendance à s’étirer.

Et bien sûr, la version écharpe, je suis à la bourre, pas le temps de jouer avec les boutonnières.

La première fois que je me suis retrouvée devant mon tricot et qu’il allait falloir que je le mette, j’ai eu un très grand moment de solitude ! Car oui, on a besoin d’un petit tuto pour savoir comment utiliser toutes les possibilités de ce modèle. Heureusement, Andrea a pensé à tout et nous a concocté une petite vidéo explicative. Elle porte dans cette vidéo le Yoga shawl qui est le patron de base.

Il fallait 19 boutons pour finaliser le tricot. Imaginez un peu, quand on voit le prix de certains boutons, ça chiffrait rapidement. Et là, je suis retombée sur les boutons que j’avais achetés pour mon Lady Marple, mais ne me souvenant plus pourquoi je ne les avais pas utilisés. A 30cts pièces, j’en ai pris 19.

Mais plus tard dans le soirée je me suis rendue compte que ces boutons n’avaient qu’un trou ! Comment les coudre dans ce cas ? Heureusement, on m’a soufflé la très bonne idée de rajouter une petite perle dessus pour faire le deuxième trou. J’avais des perles anthracites dans mon stock et c’est parfait !

Vous l’aurez compris, j’adore ce modèle ! Il a été un plaisir à tricoter et j’aime beaucoup le porter (ouf, les températures estivales n’ont pas duré !). Ma préférence de portage va au châle. Et vous ?

Fournitures :
– aiguilles 6
– 6 pelotes de Cascades 220 wool chez Laine et tricot
– 3 gris clair – et 1 de chaque couleur : Vert-jaune / anthracite / écru
Difficulté
Temps
Patron
Les + du modèle :
– les différentes points et couleurs
– explications limpides
– les différentes façons de le porter
Les – du modèle :
– attention, il m’a manqué de la laine : une vingtaine de mailles au moment de rabattre. J’ai dû réduire ma dernière section
Les modifications:
– aucune
A refaire ?
– J’ai très envie de faire le Yoga shawl maintenant

 

A bientôt ! (avec de la couture normalement)

Celle qui était partie à Copenhague

Non, ce n’est pas un article dédié à mon voyage à Copenhague d’il y a deux ans mais bien un article tricot !

Mais alors pourquoi ce titre ? Lorsque je cherchais un nouveau modèle à tricoter, je suis tombée sur ce beau col nommé Copenhagen calling… oui, je suis la fille qui choisit ses tricots en fonction de ses coups de coeur voyage (si jamais vous connaissez un modèle avec le nom de Berlin, je suis preneuse !)

Trêve de plaisanterie et parlons sérieusement ! Je voulais, après avoir terminé mon cardigan, un tricot assez facile à faire pour me détendre. J’étais d’abord tombée sur son dernier modèle (un splendide châle) mais il était encore au stade du test. Mais ce châle est inspiré de ce col alors ni une ni deux, c’était parti !

J’aimais beaucoup ces différents points et le mélange de deux couleurs. Comme ça, il n’avait pas l’air très compliqué.

Après avoir farfouillé sur Laine et tricot j’ai trouvé une laine parfaite pour l’échantillon et mon budget. Cette laine est belle, douce et très agréable à tricoter ! Pour la couleur, j’aime les couleurs chaudes et on venait de m’offrir une jolie veste moutarde dont la doublure était bleu foncé : les couleurs de mon col étaient trouvées.

Pas de problème particulier pour ce tricot. Bon j’avoue avoir eu du mal à faire exactement le point texturé dentelle. Je pense que je décalais régulièrement un point. J’ai défait plusieurs fois mais à chaque fois ça n’allait pas. Après sondage sur IG, j’ai décidé de laisser comme ça.

Le deuxième motif était lui très facile à tricoter et c’était très agréable de le voir se former au fil des rangs.

J’ai pris une seule liberté sur ce tricot : la fin. J’ai décidé de rabattre les rangs en i-cord comme je l’avais appris sur mon châle. Je trouve cette finition beaucoup plus souple et très jolie. Je ne regrette pas (sur la photo, on ne voit pas très bien…)

C’est un modèle qui se tricote en rond et qui monte très vite. Il est très agréable à tricoter et les explications sont claires. Par contre, pas toujours facile à porter car il est long, ce qui fait qu’enroulé, on a tendance à toujours voir l’envers du col… Mais c’est un détail.

Enfin, le fait qu’il soit long fait qu’il n’est pas forcément plaqué au cou alors pour les frileux.ses, ça peut laisser passer trop de courant d’air ! Peut-être à tricoter avec une laine plus légère pour la mi-saison.

Patron : Copenhagen Calling de Isabell Kraemer
Fournitures :
Coast DK, Laine et tricot
– Coloris : 3 lead et 2 aconite
Difficulté
Temps
Patron
Les + du modèle :
– Plusieurs parties texturées
– des explications claires
– un joli rendu
Les – du modèle :
– un peu lâche ?
Les modifications:
– Finition en i-cord
A refaire ?
– Dans l’immédiat non car je ne tricote pas souvent deux fois la même chose

A très bientôt (un deuxième tricot à vous montrer !)